Tiens, j'étais encore en train de pester contre une pub qui s'amuse à utiliser mon nom d'abonné au www.lemonde.fr pour m'interpeller et attirer mon attention, et je remarque au-dessus une 'puce' qui laisse penser qu'il existe un moyen de masquer cette pub envahissante. Neni. Ce lien envoie vers les tarifs, public !?, de la régie publicitaire.

Je vous invite à parcourir le document. Malheureusement, je n'ai pas tout compris à l'organisation de ce tarif.

Vos lumières sont les bienvenues.

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2006 s’annonce comme la grande année des mots clefs sponsorisés et du référencement payant.

La population des pays riches quitte en effet massivement les médias traditionnels, et notamment la télévision, pour passer de plus en plus de temps à surfer sur internet. Comme sur Internet c’est l’utilisateur qui choisit ce qu’il visite, choisit ce qu’il voit, la publicité a du trouver une forme compatible avec la particularité de ce média: une forme de publicité à la demande.

Mais très minimale. Car souvenons-nous d’Altavista. Ce moteur de recherche incontournable en son temps était aussi un portail, et couvert de bannières publicitaires (qui ne favorisaient pas sa rapidité). Puis est venu Google, avec une esthétique réduite au très strict minimum, sans bannières publicitaires, et une priorité: la rapidité. Rapidité => reformuler une recherche ne prends que très peu de temps en plus=> à force de reformuler on trouve beaucoup mieux et plus vite ce que l’on cherche.

Bien sûr il y a eu d’autres atouts du côté de Google, aussi bien techniques que dans sa façon de conquérir le marché (vendre ses services à Yahoo par exemple), mais si Google a écrasé la concurrence, c’est qu’il a proposé à l’internaute d’échapper à la publicité (voir la dernière interface de recherche de msn, dépouillée elle aussi pour tenter de reconquérir des utilisateurs), adhérant ainsi au besoin fondamental de l’utilisateur d’internet: visiter ce qu’il choisit de visiter, voir ce qu’il choisit de voir, aller où il le souhaite, « librement ».

Maintenant que Google a réussi son introduction en bourse, dépensé quelques centaines de millions de dollars en serveurs et développement d’applications innovantes qui tentent de donner le LA du futur d’internet, il lui faut être rentable.

Google devenu moteur de recherche numéro un par le trafic qu’il draine sur les sites, sans même un concurrent sérieux, chaque gestionnaire de site s’est attaché à maîtriser la présence d’un site internet dans les résultat de recherche. Cela devient même une activité à part entière, avec ses techniques plus ou moins avouables, ses spécialistes, ses gourous, et surtout, ses rumeurs.

Malheureusement, à force d’expériences en tous sens, les algorithmes de classement qui firent initialement le succès de Google, finirent par être abusés par les techniques mises en oeuvre par les « SEO specialists ». La guerre fut déclarée entre le chat et les souris.

Le chat se transforma et lança en mars 2006, BigDaddy, un moteur présenté comme plus facile à faire évoluer, pour que les résultats du référencement organique retrouvent la pertinence qu’ils avaient, il faut le dire, souvent perdu.

Une pertinence en panne, une image ternie pour l’activité de SEO (et souvent vendue très cher sous prétexte d’expertise rare et de techniques non divulgables), un besoin de rentabilité = le retour de la pub !

Discrète au départ, ces liens sponsorisés commencent à être franchement voyants, pour ne pas dire envahissants (début de liste de réponse, totalité de la colonne de droite, parfois avec 30 ou 40 propositions différentes).

Nous voici dans une sorte de préfiguration de la publicité à la demande: devant l’invasion de la publicité sur Google, l’internaute n’est plus dans la position d’obtenir les sites qui participent à lui donner une réponse, mais plutôt d’obtenir la liste des campagnes publicitaires qui prétendent donner une réponse à sa question.

Gageons que, bientôt, celui qui sera prêt à en payer le prix, aura le droit d’afficher une bannière graphique en Flash avec du son et de la vidéo en tête de la liste de résultats. Altavista n’est plus très loin.

Ou faudra-t-il s’abonner à Google pour avoir droit à une version sans pub :-) ?

L’avenir nous le dira.

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