nature.com met en place l’ »OpenURL Framework » pour donner un point d’entrée canonique et construit à partir d’un vocabulaire standardisé aux travaux de recherche, et ainsi offrir un format d’URL ayant une valeur sémantique intrinsèque.

Intéressant ce principe d’URL sémantique. Tandis que Google prône des URLs simples mais où seule la hiérarchie est porteuse de sens, comment favoriser la diffusion de se format d’URL ? Il est très probable que sans une adoption par les moteurs de recherche, qui auraient tout à y gagner, ce format ne se diffusera que comme un point d’entrée alternatif (une autre forme de PermaLink ?).

Encore un bouleversement à venir sur les méthodes d’optimisation de contenu en direction des moteurs de recherche (seo).

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Encore un moment de curiosité "pour voir", et une surprise à l'arrivée. En consultant le fichier robots.txt de Google.com on découvre un fichier très fourni et deux indications: Il est possible de "pressentir" l'arrivée de nouveaux services Google en étudiant les changements de ce fichier puisqu'il interdit l'accès aux urls des services Google, y compris ceux qui sont en train de naitre; D'autre part, alors que le protocole ne définit qu'un principe d'exclusion, voilà que Google met en oeuvre une directive Allow. Mais quel robot pourra la suivre puisque cette directive n'est pas une recommandation publique ?

A moins que ?

Il s'avère qu'il existe une spécification présentée comme une proposition d'évolution de la spec originale et datant de novembre 1996. Ce Draft de l'IETF a donc près de 10 ans et n'a soit disant pas été implémenté.

Deux évolutions majeures sont la possibilité de définir des règles d'inclusion avec une directive Allow:, et d'utiliser des caractères joker comme * dans la définition des URLs inclues ou exclues.

Coïncidence, Google Sitemap propose depuis peu un outil pour tester la syntaxe d'un fichier robots.txt vis-à-vis des capacités de GoogleBot. Et cela donne ceci:

Résultats URL

URL Googlebot
http://www.feuilledunet.info/ Autorisée par ligne 2: Allow: / Identifié comme répertoire ; certains fichiers peuvent être soumis à des restrictions différentes.
http://www.feuilledunet.info/wp-admin/post.php Bloquée par ligne 3: Disallow: /wp-admin/*.php

GoogleBot supporte dès aujourd'hui les 2 extensions majeures de la spec restée dormante depuis tant d'années. 

Edit: J'ai fini par trouver que c'est officiellement documenté, c'est ici 

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Carrefour relance ses ambitions sur le net en attaquant de front alapage.com et amazon.fr. Pour cela il choisit de passer à la lettre B, laissant les deux 'a' se départager, et ça donne boostore.com (pas facile à retenir, si ce n'est le bout du store ? ou encore le magasin boo ?).

A l'arrivée, un site avec un catalogue édifiant (4 écrans LCD au choix, sans la marque, juste la référence produit, stalinien ?) basé sur un Microsoft Commerce Server 2002 qui multiplie les pages d'erreur, et un graphisme à deux doigts de cdiscount, le cousin du groupe Casino (mangé entre temps par Carrefour).

Tiens, la "recherche rapide" (sic!) a dépassé les 30 secondes, la minute, et ne retourne toujours rien… Passons à la rubrique "ordinateurs linux" : enfin un distributeur qui prend le risque de ne pas vendre Microsoft Windows Authentique avec ses PC (mais gagne un peu de marge en plus). Malheur ! Il ne reste plus rien en stock ! 

Stocks à zéro dès l'ouverture: le magasin virtuel à l'état pur

Allez, il leur reste une semaine pour roder cela avant les soldes !

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Après "Penser global, agir local", Google nous propose de zoomer sur notre petit carré de planète et de rapprocher les hommes qui s'ignorent, qu'ils soient loins ou proches. Oui, la proximité a de plus en plus d'avenir. La première preuve en est le développement ininterrompu des villes, des cités, des mégapoles: y rassembler toutes sortes de compétences, de fournitures, de services, d'infrastructures permet d'innover, c'est à dire de produire des biens et des services nouveaux, mais aussi des loisirs, du bien être, et bientôt des économies de carbone.

Car au train où la planète continue de se peupler, où le niveau de confort de vie augmente aux quatre coins de la planète, vivre en consommant le moins possible d'énergies fossiles sera bientôt une nécessité extrême. Réduire ses besoins en déplacements motorisés, voilà bien le premier moteur d'une activité locale revigorée.

Et il en y en a bien d'autres, des avantages à vivre local: moins de temps perdus en transports, moins de stress dus aux contraintes horaires, des clients et des fournisseurs à 5 minutes, le temps de flanner au café, une communication en tête à tête sans Skype ni MSN: de vraies opportunités de collaborations, de se connaître et de se faire confiance. De vraies opportunités de clients fidèles. A condition de savoir communiquer au niveau local. Je vous annonce donc le retour du street marketing ! L'essayer, c'est l'adopter: simple, direct, chaleureux, tous les arguments pour une communication qui fidélise votre clientèle de proximité (la meilleure car la plus captive)

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En cherchant un bracelet pour ma veille montre LIP mach 2000 modèle Roger Tallon (demi-cercle, sans chronographe, vous pouvez en acheter des neuves en boutique chez un horloger parisien),

lip mach 2000 gris

J’ai trouvé, dans le catalogue, ma fois très disparate, de ceux qui exploitent encore le patrimoine de cette vénérable maison de l’horlogerie populaire française (populaire: des modèles pour tous et tous les gouts, horlogerie: de vrais inventeurs, de matières, de design et d’horlogerie, vénérable: une des rares marques de ce créneau encore vivante), j’ai trouvé, donc, 2 modèles qui détonnent, avec un style 70′s qui sonne encore bien au 21ème.

Montre Lip

Voici la première. Dommage qu’elle n’ait pas de nom. Elle a du caractère, et n’est pas bien chère.

Montre Lip Dual Time

 

La seconde, « Dual Time », a des airs de montre Diesel extra large. Si elle offrait 2 fois plus de temps, ce serait une sacrée aubaine. Mais j’ai peur qu’il ne s’agisse que de 2 fuseaux horaires. Au temps du kérosène hors de prix, c’est peut-être une bonne affaire: pouvoir voyager tous les jours rien qu’en regardant son poignet….

 

PS: Pour ceux qui chercheraient un bracelet mach 2000 en caoutchouc, ça existe, il suffit d’écrire au SAV de LIP France : sav [arobase] lip.fr !

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2006 s’annonce comme la grande année des mots clefs sponsorisés et du référencement payant.

La population des pays riches quitte en effet massivement les médias traditionnels, et notamment la télévision, pour passer de plus en plus de temps à surfer sur internet. Comme sur Internet c’est l’utilisateur qui choisit ce qu’il visite, choisit ce qu’il voit, la publicité a du trouver une forme compatible avec la particularité de ce média: une forme de publicité à la demande.

Mais très minimale. Car souvenons-nous d’Altavista. Ce moteur de recherche incontournable en son temps était aussi un portail, et couvert de bannières publicitaires (qui ne favorisaient pas sa rapidité). Puis est venu Google, avec une esthétique réduite au très strict minimum, sans bannières publicitaires, et une priorité: la rapidité. Rapidité => reformuler une recherche ne prends que très peu de temps en plus=> à force de reformuler on trouve beaucoup mieux et plus vite ce que l’on cherche.

Bien sûr il y a eu d’autres atouts du côté de Google, aussi bien techniques que dans sa façon de conquérir le marché (vendre ses services à Yahoo par exemple), mais si Google a écrasé la concurrence, c’est qu’il a proposé à l’internaute d’échapper à la publicité (voir la dernière interface de recherche de msn, dépouillée elle aussi pour tenter de reconquérir des utilisateurs), adhérant ainsi au besoin fondamental de l’utilisateur d’internet: visiter ce qu’il choisit de visiter, voir ce qu’il choisit de voir, aller où il le souhaite, « librement ».

Maintenant que Google a réussi son introduction en bourse, dépensé quelques centaines de millions de dollars en serveurs et développement d’applications innovantes qui tentent de donner le LA du futur d’internet, il lui faut être rentable.

Google devenu moteur de recherche numéro un par le trafic qu’il draine sur les sites, sans même un concurrent sérieux, chaque gestionnaire de site s’est attaché à maîtriser la présence d’un site internet dans les résultat de recherche. Cela devient même une activité à part entière, avec ses techniques plus ou moins avouables, ses spécialistes, ses gourous, et surtout, ses rumeurs.

Malheureusement, à force d’expériences en tous sens, les algorithmes de classement qui firent initialement le succès de Google, finirent par être abusés par les techniques mises en oeuvre par les « SEO specialists ». La guerre fut déclarée entre le chat et les souris.

Le chat se transforma et lança en mars 2006, BigDaddy, un moteur présenté comme plus facile à faire évoluer, pour que les résultats du référencement organique retrouvent la pertinence qu’ils avaient, il faut le dire, souvent perdu.

Une pertinence en panne, une image ternie pour l’activité de SEO (et souvent vendue très cher sous prétexte d’expertise rare et de techniques non divulgables), un besoin de rentabilité = le retour de la pub !

Discrète au départ, ces liens sponsorisés commencent à être franchement voyants, pour ne pas dire envahissants (début de liste de réponse, totalité de la colonne de droite, parfois avec 30 ou 40 propositions différentes).

Nous voici dans une sorte de préfiguration de la publicité à la demande: devant l’invasion de la publicité sur Google, l’internaute n’est plus dans la position d’obtenir les sites qui participent à lui donner une réponse, mais plutôt d’obtenir la liste des campagnes publicitaires qui prétendent donner une réponse à sa question.

Gageons que, bientôt, celui qui sera prêt à en payer le prix, aura le droit d’afficher une bannière graphique en Flash avec du son et de la vidéo en tête de la liste de résultats. Altavista n’est plus très loin.

Ou faudra-t-il s’abonner à Google pour avoir droit à une version sans pub :-) ?

L’avenir nous le dira.

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